Hivernage piscine en Vendée : actif ou passif, et à quel moment
L’hiver n’a pas le même visage à Noirmoutier et aux Herbiers : de 10 à 44 jours de gel par an selon le secteur. C’est lui qui décide entre hivernage actif et passif, bien plus que l’habitude. Ce qui ne change nulle part : on garde l’eau dans le bassin, et on le couvre.
- 9,6 à 44,4jours de gel par an selon le secteur
- 150 à 300 €l’hivernage fait par un pisciniste
- 7 m³d’eau par an pour une 8 × 4 en hivernage actif
Comment faire un bon hivernage ?
Un bon hivernage tient en trois gestes : une eau propre et équilibrée avant de ralentir, une filtration réglée ou des canalisations purgées selon la méthode choisie, et une couverture bien tendue jusqu’au printemps. On garde l’eau dans le bassin, on ne vide pas. Et l’on remet en route avant que l’eau n’atteigne 12 °C.
Un bassin mal hiverné ne se voit pas en décembre. Il se voit en avril : eau verte, ligne d’eau marquée, raccord fendu dans le local technique.
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Nettoyer
Ligne d’eau brossée, fond aspiré, paniers vidés, contre-lavage du filtre à sable. Les feuilles laissées au fond pourrissent tout l’hiver.
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Équilibrer l’eau
pH ramené vers 7,2 à 7,4, TAC entre 80 et 120 mg/L.
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Traitement choc
Un traitement choc, puis quelques heures de filtration pour le répartir.
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Régler ou arrêter la filtration
En actif, deux heures de filtration par jour environ. En passif, niveau abaissé, pompe, filtre et canalisations purgés, bouchons d’hivernage posés.
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Couvrir
De préférence avec une bâche à barres ou un volet conformes à la norme NF P90-308 : ils protègent l’eau et sécurisent le bassin.
Hivernage actif ou passif ?
Actif si l’hiver est doux et le bassin surveillé : la filtration tourne au ralenti, l’eau reste traitée, la remise en route est rapide. Passif si les gels sont fréquents ou si personne ne passe de l’automne au printemps : on arrête tout, on baisse le niveau et on purge les canalisations pour que rien ne gèle dedans.
| Critère | Hivernage actif | Hivernage passif |
|---|---|---|
| Filtration | Réduite, environ 2 h par jour en eau froide | Arrêtée |
| Niveau d’eau | Normal | Abaissé sous le skimmer et les refoulements |
| Canalisations | Pleines, l’eau y circule | Purgées, bouchons d’hivernage posés |
| Remise en route | Rapide, eau souvent claire | Plus longue, eau à reprendre |
| Pour qui | Hiver doux, bassin surveillé | Gel fréquent, bassin laissé seul |
L’hivernage actif
La filtration continue à petit régime : sous 10 à 15 °C d’eau, les fabricants s’accordent sur deux heures par jour environ. Par grand froid, on la fait tourner aux heures les plus froides, pour garder l’eau en mouvement dans les tuyaux. L’électrolyseur suit sa notice : un modèle courant n’est donné que pour une eau de 5 à 40 °C.
L’hivernage passif
Tout s’arrête : niveau abaissé sous le skimmer et les refoulements, pompe, filtre et canalisations vidés, bouchons posés, local technique mis hors gel. L’eau reste dans le bassin, où elle tient les parois. Au printemps, elle a stagné plusieurs mois : la remise en route demande plus de travail.
Le cas des résidences secondaires
À Saint-Jean-de-Monts, deux logements sur trois sont des résidences secondaires. L’hiver doux plaide pour l’actif, mais personne n’est là pour surveiller : actif avec passages réguliers, ou passif soigné avant de fermer la maison.
Choisir selon le gel de votre secteur
Le littoral gèle peu, le haut bocage beaucoup. Selon les normales de Météo-France, on compte 9,6 jours de gel par an à Noirmoutier et 18,3 aux Sables-d’Olonne, mais 33,1 à La Roche-sur-Yon et 44,4 près des Herbiers. Sur la côte, l’actif se défend ; dans l’intérieur nord-est, le passif prend l’avantage.
| Station Météo-France | Jours de gel par an | Méthode conseillée |
|---|---|---|
| Noirmoutier-en-l’Île | 9,6 | Actif sans hésiter |
| Les Sables-d’Olonne (Château-d’Olonne) | 18,3 | Actif |
| La Roche-sur-Yon | 33,1 | Actif surveillé ou passif |
| Palluau, près d’Aizenay | 37 | Actif surveillé ou passif |
| Rocheservière, près de Montaigu-Vendée | 39 | Passif, ou actif avec passages réguliers |
| Saint-Fulgent, près des Herbiers | 44,4 | Passif, ou actif avec passages réguliers |
Normales 1991-2020, sauf Château-d’Olonne (2004-2020) et Saint-Fulgent (2007-2020). La profondeur du froid compte autant que le nombre de jours : à La Roche-sur-Yon, on compte 3,6 jours par an à −5 °C ou moins, et le record atteint −15,4 °C, en février 1986. Dans le bocage, un local technique mal isolé est le premier point à vérifier. Voir aussi la page pisciniste aux Herbiers.
Quel mois mettre sa piscine en hivernage ?
En Vendée, entre la mi-octobre et la fin novembre, quand l’eau redescend vers 12 °C. Les normales de Météo-France donnent le repère : à La Roche-sur-Yon, l’air passe en moyenne de 13,4 °C en octobre à 9,2 °C en novembre. Sur la côte, plus douce d’un degré et demi environ, on peut attendre novembre.
La règle de pratique est symétrique : on hiverne quand l’eau descend durablement vers 12 °C, on remet en route avant qu’elle n’y remonte, ou avant 15 °C pour une eau traitée au sel.
Concrètement : hivernage de fin octobre à fin novembre dans l’intérieur, courant novembre sur la côte ; remise en route en avril à La Roche-sur-Yon, parfois dès la fin mars sur le littoral.
| Mois | La Roche-sur-Yon | Les Sables-d’Olonne |
|---|---|---|
| Septembre | 16,8 °C | 17,6 °C |
| Octobre | 13,4 °C | 14,6 °C |
| Novembre | 9,2 °C | 10,7 °C |
| Mars | 8,8 °C | 9,2 °C |
| Avril | 10,9 °C | 12,0 °C |
| Mai | 14,3 °C | 14,8 °C |
Bâche d’hiver ou bâche à barres : laquelle protège vraiment ?
Une bâche d’hiver simple protège l’eau des feuilles et de la lumière, mais ce n’est pas un dispositif de sécurité. Une bâche à barres conforme à la norme NF P90-308 fait les deux : elle couvre le bassin et supporte la chute d’un adulte de 100 kg. Pour une 8 × 4, comptez environ 1 000 à 2 200 €.
L’obligation de sécurité ne s’arrête pas avec la saison : une piscine enterrée non close doit avoir au moins un dispositif normalisé, sous peine de 45 000 € d’amende. Si votre sécurité repose sur la couverture, elle doit être à la norme, et fermée.
La NF P90-308 exige qu’un enfant de moins de 5 ans ne puisse pas passer, que la toile ne se soulève pas de plus de 10 cm entre deux fixations et que les ancrages ne dépassent pas la plage de plus de 25 mm. Un volet à lames relève de la même norme.
Sur la côte, le vent éprouve la bâche : la station de Château-d’Olonne relève 45 jours par an de rafales à 58 km/h ou plus. On contrôle sangles et ancrages avant les coups de vent, et l’on retire les aiguilles de pin qui s’accumulent sur la toile. Les quatre dispositifs sont comparés sur la page sécurité piscine.
Les erreurs à éviter
La pire est de vider la piscine. Viennent ensuite les canalisations mal purgées en hivernage passif, une bâche d’hiver prise pour une sécurité et une remise en route trop tardive. Toutes se paient au printemps, alors qu’un hivernage fait dans l’ordre coûte quelques heures ou quelques centaines d’euros.
Vider le bassin, surtout une coque
Sur un terrain à nappe haute, une coque vide peut remonter sous la poussée de l’eau du sol, et se fissurer. Or la nappe est haute sur une bonne partie de la Vendée : la carte du BRGM classe en zone sujette aux débordements de nappe 72 % du territoire de Saint-Jean-de-Monts, 68 % à Noirmoutier-en-l’Île, 48 % à Luçon. La vidange complète favorise aussi l’osmose des coques polyester.
S’y ajoute la sécheresse : au niveau de crise, la Vendée interdit la vidange comme le remplissage, et dès l’alerte, un bassin existant ne peut être rempli qu’en remise à niveau. Une piscine vidée pendant une période de restriction reste vide jusqu’à la levée des mesures.
Une vidange se prépare
Si une vidange est indispensable, pour une réparation par exemple, elle se fait avec un professionnel : contrôle du puits de décompression, pompage de la nappe si besoin, et jamais en période de restriction.
Les autres faux pas
- Laisser de l’eau dans un tuyau, une pompe ou un filtre en hivernage passif : elle gèle, gonfle et fend. Près des Herbiers, avec 44 jours de gel par an, le risque est réel.
- Compter sur une bâche d’hiver simple comme dispositif de sécurité : elle n’en est pas un.
- Remettre en route trop tard : sur un bassin très dégradé, la remise en route peut monter jusqu’à 600 €.
Faire hiverner sa piscine par un pisciniste : quel prix ?
Comptez 150 à 300 € pour un hivernage fait par un professionnel : vidange des canalisations, traitement choc, pose de la couverture. La remise en route coûte 150 à 400 €, jusqu’à 600 € si le bassin a souffert. Un contrat qui couvre les deux, avec des passages dans l’année, se situe dans la fourchette du marché : 1 000 à 2 600 € par an.
Le passage d’automne sert aussi de contrôle : état du filtre, de la pompe, des pièces à sceller. C’est le bon moment pour noter une baisse de niveau anormale, à confirmer par le test du seau. Les formules sont détaillées sur la page entretien de piscine, et le simulateur de coût d’entretien refait le calcul pour votre bassin, contrat ou pas.
Questions sur l’hivernage
Comment faire un bon hivernage de piscine ?
Nettoyez, équilibrez l’eau, faites un traitement choc, puis réduisez la filtration (actif) ou purgez les canalisations (passif). Couvrez, gardez l’eau dans le bassin, et remettez en route avant 12 °C d’eau.
Quel mois mettre sa piscine en hivernage en Vendée ?
Entre la mi-octobre et la fin novembre, quand l’eau redescend vers 12 °C. Sur le littoral, plus doux, on peut attendre novembre.
Hivernage actif ou passif : que choisir ?
L’actif pour les hivers doux du littoral et les bassins surveillés. Le passif pour les secteurs qui gèlent souvent, comme le haut bocage, ou pour un bassin laissé seul tout l’hiver.
Quelles sont les erreurs à éviter pendant l’hivernage ?
Vider le bassin, surtout une coque sur terrain humide ; laisser de l’eau dans les canalisations en passif ; prendre une bâche d’hiver pour une sécurité ; remettre en route trop tard.
Faut-il vider sa piscine pour l’hiver ?
Non. Une coque vide peut se soulever sur un terrain à nappe haute, et la vidange complète favorise l’osmose. En Vendée, elle est aussi interdite au niveau de crise sécheresse.
Combien coûte un hivernage par un pisciniste ?
150 à 300 € pour l’hivernage seul, 150 à 400 € pour la remise en route au printemps. Un contrat d’entretien qui inclut les deux se situe dans la fourchette du marché, 1 000 à 2 600 € par an selon le nombre de passages.
Un hivernage fait dans l’ordre
Hivernage ponctuel ou contrat à l’année : décrivez votre bassin, ou faites-vous rappeler pour organiser le passage du pisciniste partenaire de votre secteur.