L’évaporation, premier poste d’eau de l’été
La station Météo-France d’Angles, commune limitrophe, détient les valeurs les plus élevées des stations publiques de Vendée : 72,3 jours à 25 °C ou plus, 21,1 jours à 30 °C ou plus, une évapotranspiration de 956 mm par an et de 4,8 mm par jour en juillet.
L’évapotranspiration n’est pas l’évaporation d’un bassin, mais elle mesure la même soif de l’air. Pour une piscine en période de baignade, la FPP retient 6 mm par jour. Sur une 8 × 4, cela fait 192 litres chaque jour, près de 6 m³ sur un mois d’été.
La facture reste modeste : moins de 30 € par mois au prix moyen de 4,83 €/m³, assainissement compris, relevé en 2024. Le sujet, ce sont les restrictions. En alerte et en alerte renforcée, l’arrêté vendéen de 2026 ne tolère la remise à niveau d’une piscine privée que pour le volume utile à la sécurité et à l’intégrité du bassin ; en crise, remplissage, remise à niveau et vidange sont interdits. Toute la Vendée est passée en alerte pour l’eau potable à partir du 29 juin 2026.
D’où notre conseil le plus ferme ici : pas de piscine sans couverture. Selon la FPP, une couverture évite jusqu’à 95 % de l’évaporation, un abri 56 % en moyenne d’après une étude du CSTB de 2024. Si le niveau baisse plus vite que prévu, le test du seau fait la part entre évaporation et fuite.